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Lancement de projets de recherche

GBEKE : LA SCIENCE AU CHEVET DE LA SANTE REPRODUCTIVE EN MILIEU RURAL

Lancé à l’Université Alassane Ouattara, un projet financé par le FONSTI ambitionne de réduire durablement les inégalités sanitaires et d’améliorer la prise en charge des mères et des enfants dans douze localités rurales de la région.
Bouaké ; le 27 février 2026- Dans les confins ruraux de la région du Gbêkê, où l’accès aux soins de santé reproductive demeure un défi quotidien, une lueur d’espoir s’est levée le jeudi 26 février 2026. C’est dans la salle de réunion de la vice-présidence de l’Université Alassane Ouattara, à Bouaké, qu’a été officiellement lancé un ambitieux projet scientifique et social porté par le Laboratoire Africain de Démographie et des Dynamiques Spatiales (LABORADDYS).
Intitulé « Performance de la politique de santé de la reproduction dans douze (12) localités rurales de la région de Gbêkê », ce programme se veut bien plus qu’une étude académique : il ambitionne d’être un levier concret de transformation sanitaire pour les mères, les enfants et les familles vivant loin des grands centres urbains.
Soutenu financièrement par le Fonds pour la Science, la Technologie et l’Innovation (FONSTI), le projet couvrira les six districts sanitaires de la région, notamment ceux de Bouaké, Botro, Sakassou et Béoumi. Une couverture territoriale stratégique, pensée pour toucher les zones les plus vulnérables et réduire les disparités persistantes en matière de santé reproductive.
Prenant la parole lors de la cérémonie de lancement, le coordonnateur du projet, le professeur Bi Tozan Zah, a exposé avec clarté les fondements de cette initiative. À l’horizon 2030, la Côte d’Ivoire pourrait peiner à atteindre certains Objectifs de développement durable, notamment en raison d’inégalités régionales marquées dans le domaine de la santé de la reproduction.
Les enquêtes démographiques sont formelles : malgré des avancées notables, certains indicateurs demeurent préoccupants dans la région de Gbêkê. À cela s’ajoutent les séquelles de la crise militaro-politique, qui ont fragilisé durablement les infrastructures sanitaires locales. Face à cette réalité, le projet entend renforcer l’efficacité des politiques publiques existantes et proposer des ajustements adaptés aux contextes ruraux.
D’une durée de 24 mois, l’initiative reposera sur une analyse approfondie des dispositifs en place, la production de données actualisées et l’accompagnement des acteurs locaux pour une meilleure mise en œuvre des stratégies de santé reproductive.
Au nom du secrétaire général du FONSTI, le professeur Bamba Assouma, membre du Conseil Scientifique du FONSTI, a rappelé le sens de l’engagement de son institution : financer la recherche utile, celle qui impacte directement la vie des populations. Selon lui, il ne saurait y avoir de développement durable sans une population en bonne santé, capable de participer pleinement à l’activité économique et sociale.
Il a notamment souligné une réalité souvent occultée : les politiques sanitaires semblent parfois davantage visibles en milieu urbain, laissant les villages en marge des grandes dynamiques d’investissement. Le financement de ce projet traduit ainsi une volonté de rééquilibrage territorial et d’équité sociale.
La cérémonie a rassemblé universitaires, autorités sanitaires et partenaires techniques, témoignant d’une mobilisation transversale autour de cette initiative. Le directeur régional de la santé, Dr Aboubakary Coulibaly, a salué la pertinence du projet et assuré de l’accompagnement de ses services pour en garantir le succès.
Au-delà des discours, c’est une vision qui se dessine : celle d’une recherche ivoirienne ancrée dans les réalités locales, attentive aux fractures territoriales et résolument tournée vers l’amélioration des conditions de vie des populations rurales.
Dans le Gbêkê, la santé reproductive n’est plus seulement un indicateur statistique. Elle devient un chantier prioritaire, porté par la science, soutenu par l’État et attendu par des milliers de familles en quête d’un avenir plus sûr pour les mères et les enfants.